08/06/2009
Radio épisode 2
Suis invitée à réenregistrer mon texte "Shiva" à RCF. Stop. Ne sais pas pourquoi. Stop. Vous donnerais des nouvelles quand j'en saurais plus. Stop.
07/06/2009
Cette femme domestique n'a qu'un oeil, l'autre étant enfermé dans le hublot de la machine à laver avec le linge sale de toute sa famille. Tout un programme ! Lavage à 40 degrés, programme synthétique, 900 tours. L'oeil ainsi rincé verra-t-il plus clair ? Pas sûr. Pourtant il arrive que son oeil-celui qui est resté hors de la machine infernale voit loin. Plus loin que ces quatre murs et ce sourire de façade. Plus haut. Et l'aspirateur, complice, se rebiffe et se libère, pour devenir un mât de bateau. Il s'acoquine avec une coque improvisée, rencontrée un soir de bordée. Et puisqu'il fait noir comme dans un four dans cette cale, il faut y ajouter une fenêtre. Le hublot de la machine à laver fera bien l'affaire. La jupe fleurie s'enroule sur le mât et bientôt se gonfle de vent... L'embarcation de fortune prend le large. Prêt pour l'aventure ?
29/05/2009
28/05/2009
Message Télégraphique
Suis passée enfin à la radio. Stop. Passage éclair très bien passé. Stop. Pas trop bafouillé. Stop. Espère lire d'autres extraits à la radio. Stop. Pas forcément à RCF uniquement. Stop.
17/05/2009
04/05/2009
passage en radio
La radio RCF m'a contactée pour venir lire dans son studio mon texte "Shiva", en breton. Texte paru dans la revue Brud Nevez. Et puisque j'adore parler, discuter, tchacher etc. , vous pensez bien que j'ai dit "oui ! " sans hésiter. C'est une petite expérience sympa, la radio. J'ai eu l'occasion de participer à des émissions auparavant. A la radio, j'ai le droit à l'erreur puisqu'on peut faire des prises, reprendre, couper ... la parole et recoller les morceaux. Ah ! la magie de la technique. C'est fou ce que c'est rassurant. Donc, si je bafouille, si je me trompe de ligne, et si... et si... Pas de problème. No panic ! No problemo.
Voici un extrait de ce texte, en français cette fois :
"Femme Shiva.
J’ai longtemps rêvé d’être Déesse Shiva. Cette divinité hindou est parfois représentée ainsi : une jeune femme sereine au port de tête altier, au sourire plus beau et énigmatique encore que celui de Mona Lisa, assise en tailleur, avec quatre paires de bras. Quatre paires de bras ! Cela fait au total pas moins de huit bras… quelle chance ! Voilà qui est parfait. Comme Shiva, rester sereine et le sourire aux lèvres malgré les multiples tâches qui m’incombent du matin au soir, c’est tentant. Pouvoir tout faire en même temps, sans rien oublier. Savoir tout faire sans rien casser ni manquer.
Et comme cela arrive dans les plus belles histoires, j’en ai tellement rêvé qu’un jour, mon rêve est devenu réalité.
Un matin, je me suis réveillée avec une drôle de sensation. Comme d’habitude, je suis allée dans la salle de bain. Ce n’est qu’une fois devant ma glace, alors que j’allais me rafraîchir le visage, que j’ai constaté que quatre paires de bras s’y reflétaient. Dans ce miroir ce n’était plus moi mais Shiva. Le sourire aux lèvres, les huit bras et le port de tête altier : tout y était. J’étais Shiva. Je n’en revenais pas. Les premiers troubles passés, je décidais d’assumer cette particularité. Après tout, n’était-ce que je voulais ? Je l’avais même rêvé cette métamorphose !
J’ai alors pensé à toutes ces choses que je pouvais désormais faire en même temps. Et tout en prenant ma douche, je pensais aux choses incroyables que je pourrais désormais assurer, parce que j’étais devenue Shiva. Les voici :
« Grâce à ces huit bras, je pourrais prendre mon petit-déjeuner tout en finissant d’habiller ma petite fille, et nouer les lacets des chaussures de mon garçon et la cravate de mon mari. J’aiderais l’aîné à enfiler son blouson, débarrasserais la table en me donnant un dernier coup de peigne. Je pourrais grâce à ces huit mains conduire en mettant mon rouge à lèvre, débarbouiller la figure maculée de confiture de l’aîné et tresser les cheveux de la petite. Je serais capable aussi de travailler à mon bureau, tricoter, jouer d’un instrument (le pipeau par exemple) ou peindre, simultanément. Ce serait un peu comme si j’étais douée d’un don d’ubiquité. Je serais partout à la fois."
à suivre...
Voici un extrait de ce texte, en français cette fois :
"Femme Shiva.
J’ai longtemps rêvé d’être Déesse Shiva. Cette divinité hindou est parfois représentée ainsi : une jeune femme sereine au port de tête altier, au sourire plus beau et énigmatique encore que celui de Mona Lisa, assise en tailleur, avec quatre paires de bras. Quatre paires de bras ! Cela fait au total pas moins de huit bras… quelle chance ! Voilà qui est parfait. Comme Shiva, rester sereine et le sourire aux lèvres malgré les multiples tâches qui m’incombent du matin au soir, c’est tentant. Pouvoir tout faire en même temps, sans rien oublier. Savoir tout faire sans rien casser ni manquer.
Et comme cela arrive dans les plus belles histoires, j’en ai tellement rêvé qu’un jour, mon rêve est devenu réalité.
Un matin, je me suis réveillée avec une drôle de sensation. Comme d’habitude, je suis allée dans la salle de bain. Ce n’est qu’une fois devant ma glace, alors que j’allais me rafraîchir le visage, que j’ai constaté que quatre paires de bras s’y reflétaient. Dans ce miroir ce n’était plus moi mais Shiva. Le sourire aux lèvres, les huit bras et le port de tête altier : tout y était. J’étais Shiva. Je n’en revenais pas. Les premiers troubles passés, je décidais d’assumer cette particularité. Après tout, n’était-ce que je voulais ? Je l’avais même rêvé cette métamorphose !
J’ai alors pensé à toutes ces choses que je pouvais désormais faire en même temps. Et tout en prenant ma douche, je pensais aux choses incroyables que je pourrais désormais assurer, parce que j’étais devenue Shiva. Les voici :
« Grâce à ces huit bras, je pourrais prendre mon petit-déjeuner tout en finissant d’habiller ma petite fille, et nouer les lacets des chaussures de mon garçon et la cravate de mon mari. J’aiderais l’aîné à enfiler son blouson, débarrasserais la table en me donnant un dernier coup de peigne. Je pourrais grâce à ces huit mains conduire en mettant mon rouge à lèvre, débarbouiller la figure maculée de confiture de l’aîné et tresser les cheveux de la petite. Je serais capable aussi de travailler à mon bureau, tricoter, jouer d’un instrument (le pipeau par exemple) ou peindre, simultanément. Ce serait un peu comme si j’étais douée d’un don d’ubiquité. Je serais partout à la fois."
à suivre...
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